11.1.06

des rêves se garder

Ha voilà ça n'a duré qu'un temps, une deux - trois semaine ? Et le voilà les yeux bleus qui boit les lèvres d'une fée. Il m'aura valu quelques jolis rêves - un autre ce soir qui me dit : "fais de beaux rêves, enfin, autant que faire se peut" comme si je portais sur le front comme une impossibilité - mais le garçon au cou de qui je me pends en rêves est au fond bien différent de celui qui rit nerveusement quand il commence une phrase et que personne ne l'écoute.

Un autre lutin qui fait remarquer à la ronde comme on ne pense qu'à l'amour ( et j'écris la mor) et en relisant ce blog il n'y question que de ça, alors que je tente de remplir tant et tant ma vie de n'importe quoi d'autre il n'y a rien d'autre qui importe. Le luci-faire qui me dit : "au fond ce qu'on cherche, c'est une compatibilité". Je n'oublie pas de me méfier de moi-même.
Je regarde les yeux bleus qui regardent dans le vide et tentent de faire bonne figure. Je souris à l'ironie - il n'y a au fond que moi qui remarque qu'il est triste et il ne me remarque même pas. A quoi bon dans le fond, lui faire remarquer que j'ai remarqué. Je n'ai rien à dire. Je n'ai pas de mots pour lui. Pas de mots pour ceux que j'aime, parce que je voudrais qu'ils m'aiment et alors par conséquent je ne puis être désintéressée.

Je cherche une âme amie, intime, intimité partagée, mélange des âmes. Mais au fond je pourrais exister ainsi, communiquer dans ce weblog ce qui ne s'exprime pas en dehors, dire à personne ce que je ne peux dire à quelqu'un. Résoudre en boucle fermée mon complexe de l'incommunication. Ah oui je me vois déjà, froide et fière et intouchable. Ah oui, ça fière, oui, fière.