26.2.06

coeur en balade

Des fois j'étais fière et son expression indéchiffrable qui était probablement, vu d'ici, de la désapprobation et du rejet. Mon esprit faisait volet et se contentait de ne pas comprendre, comme si, si je ne comprends pas, c'est qu'il n'y a rien à comprendre.

Maintenant je suis tentée d'appeler, un certain autre. Pour une raison qui m'échappe j'ai tellement plus de contacts avec lui depuis qu'il est avec cette fille. De mon fait en plus. Elle dit : je ne pensais pas que je rencontrerais chez toi un homme qui me plaît. Un homme. Je suis bien loin de ces schémas de pensées. Il reste pour moi : un garçon. De vagues correspondances 2 fois par an, de rencontres en groupes une en été, une à Noël, brusquement j'ai des nouvelles de lui tous les 2 jours, et j'apprends à le connaître à travers les yeux d'une autre. Le paradoxe : encore mon coeur pour des buts impossibles.
Le bilan apparent c'est qu'on se ressemble bien plus que je ne l'aurais crû. J'en arrive à ses conclusions par des moyens détournés, au moment où il les abandonne. Et puis il est troublant de constater comme il s'adapte parfaitement à son interlocuteur, et le décallage entre ce que me dit sa belle et ce que je peux vivre des rapports avec lui. Ce qui le rend parfait - parfait en toutes circonstances. Mais impossibilité de savoir qui il est réellement. A moins que ce soit ça, lui, et qu'il ne faille pas chercher plus loin. Et voilà une homme-toile blanche sur lequel projeter tout ce qu'on veut. Un homme souple qui s'adapte à tout, qui est prêt à accepter comme valable n'importe quelle possibilité. Et finalement sans exigence personnelle. Un homme sans désir. Ou qui ne les exprime pas.