4.3.06

Ma dépendance affective

Deux jours qu'on a repris contact et j'ai envie de le voir, de lui parler, de le toucher. Pourtant pendant les deux mois qui ont précédés, n'ayant pensé à lui qu'avec colère, il ne me manquait pas - comme ça.
Ses mots qui étaient dans le livre et sa lucidité et de la douceur dans sa voix. L'émotion et le tumulte dans mon coeur/corps/cerveau me font m'interroger sur ce qui m'attache lui. Pourquoi je l'aime ? L'homme au pull vert il me laisse (sous) entendre que j'ai une attraction particulière (masochiste) à être avec un (homme) garçon impulsif et qui ne sait pas résister à la colère. J'avoue à une autre que je suis toujours amoureuse de lui et elle me dit 'qu'il va falloir travailler sur ce qui fait que je suis attirée par un mec comme ça'. Arf. Le sempiternel schémas de la victime consentante. Comme si il n'y avait jamais rien eu d'autre que la colère, les cris. Comme si on ne s'était pas connu, rencontrés avant les cris. Comme si c'était ça, l'état primitif - archaïque - de nous-deux. Lui qui crie et moi prostrée. Mais non, désolée, je ne suis pas amoureuse de celui qui crie. Celui qui crie, je l'ai QUITTE oui j'ai fait ça j'ai quitté l'homme que j'aime parce que le prix à payer était trop fort. Je ne l'ai pas quitté à l'épuisement de l'amour je l'ai quitté à l'épuisement tout court et autant pour la victime consentante je ne suis pas une victime et certainement pas consentante. Je n'ai pas basé toute mon existence sur la résistance pour être une victime consentante. Je ne suis pas consentante, par essence. Pour le meilleur et surtout pour le pire.